Avis livre HANNIBAL LECTER : LES ORIGINES DU MAL – Thomas Harris

Hannibal lecter les origines du mal

Titre                                 Hannibal Lecter les origines du mal                                                (Hannibal Rising)

Auteur(s)                           Thomas Harris

Date 1ere parution             2006

Pages                                 377
 
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Synopsis

Ce roman retrace l’enfance du Docteur Hannibal Lecter avec en prime les évènements à l’origine de son cannibalisme.



Résumé

D’emblée on intègre la riche famille Lecter au travers de la relation fusionnelle qui unit Hannibal à sa petite sœur Mischa. Il est également très proche de ses parents et de son professeur particulier. Hannibal a une soif d’apprendre dévorante et qui plus est, se découvre être très intelligent et instruit pour son jeune âge. Il est également un garçon sensible et très protecteur vis à vis de Mischa à qui il essaye également d’apprendre à lire alors qu’elle n’a que 2 ou 3 ans.

Tout semble paisible lorsque soudain une avion vole au dessus de leur château et là l’image de bonheur se brise en un instant : les enfants retournent au château et là, toute la maisonnée s’affaire à plier bagages afin d’aller se réfugier dans un abris de chasse dans les bois. Hannibal là encore essaye d’épargner l’horreur de la guerre à sa petite sœur, comme le ferait un adulte, à la différence qu’il n’a que 9 ans.

Je passe les détails mais Grutas et ses collègues, des hommes natifs du pays s’étant rangés du côté allemand ,font irruption dans le château, et là on affaire à des personnages hideux, vils, et horribles qui ne laissent présager rien de bon pour la suite des évènements. On comprend déjà que ces personnages vont être la clé de l’histoire de la transformation d’Hannibal.

La vie au refuge de chasseur se passe, la famille Lecter, ayant anticipé ces événements, avait pris le soin de préparer cette retraite. Puis tout à coup, l’horreur : un obus, des morts, un char…. puis une ambulance. En sortent Grutas, Kolnas et les autres, aux aguets, assoiffés et affamés.

Après une longue période de peur, de famine, les enfants sont pris à part par ses « créatures bestiales », ils sont déshabillés, tâtés, détaillés, puis les hommes partent avec Mischa après avoir assommé Hannibal. Ce dernier est retrouvé errant par un char soviétique et revient dans son château transformé pour l’heure en orphelinat.

Le jeune Hannibal est méconnaissable : il ne parle plus, ne joue plus et devient très agressif envers les autres enfants. Le seul mot qu’il prononce est le nom de Mischa dans ses cauchemars qui le hantent nuits après nuits.

Par chance, son oncle établi en France et marié à Mme Murazaki, un jeune Japonaise, le récupère et l’amène vivre avec eux. Hannibal commence à nouer une relation très ambigüe avec l’épouse de son oncle, à mi chemin entre admiration et amour. Sa tante lui enseigne avec sagesse certains préceptes et essaye de le faire sortir de son mutisme. Les cauchemars ne cessent cependant pas et des flashbacks récurrents et entrecoupés nous laissent peu à peu apercevoir ce qu’il est advenu de Mischa.

Lors d’une promenade au marché, Mme Murazaki est insultée par un boucher qui est connu pour avoir collaboré pendant la guerre : Hannibal se jette sur lui et fait preuve d’une extrême violence. Son oncle l’apprend et est victime d’une crise cardiaque alors qu’il rosse à son tour le boucher.

Tous les biens du Compte Lecteur vont être saisis afin de régler les frais de succession et la présence même de Mme Murazaki en France va être remise en cause.

Hannibal dans un moment de colère va, dans l’atelier de peinture que son oncle avait mis à sa disposition, commencer à dessiner de manière frénétique. Se sont alors les visages des agresseurs de Mischa qui apparaissent sur le papier…

C’est cependant le boucher qui va faire en premier les frais de son impolitesse puisqu’Hannibal va le tuer avec le sabre d’un ancêtre de sa tante. La police va rapidement s’intéresser à Hannibal, et le commissaire en chef (qui s’occupe des crimes de guerre) qui en pince pour Mme Murazaki ne va plus les lâcher.

Hannibal s’installe à Paris avec sa tante et choisit de suivre des cours à la faculté de médecine. Là il commence à mettre en place son plan machiavélique pour venger la mort de sa petite sœur.

Très bon élève et très doué pour le dessin, il est admiré par ses professeurs qui ne tarissent pas d’éloges à son sujet. En parallèle il va se rendre dans le château de sa famille, puis dans le refuge afin de glaner des informations sur ses agresseurs. L’un d’entre eux, occupant alors un poste dans la police frontière, va le suivre afin d’essayer de le débusquer. Il va être mis à mort par le jeune Hannibal qui lui aura tout de même tiré quelques informations. Les plaques militaires portant le nom des assassins de Mischa vont être récupérées par l’adolescent et semées tout au long de son parcours macabre.

Les uns après les autres, tous les agresseurs de sa sœur vont passer entre les mains d’Hannibal qui ne trouvera un semblant de repos qu’après avoir tué le dernier des survivants cannibales, même si pour cela il doit perdre Mme Murazaki.


Avis

Je tiens tout d’abord à signaler que je suis fan de la saga à l’exception de Dragon Rouge, peut-être parce que le Docteur n’y tient qu’une place minime. J’admirais déjà le jeu d’acteur d’Anthony Hopkins mais après avoir lu « Hannibal », je trouve son jeu encore plus convainquant. A la sortie du film éponyme du roman dont nous traitons ici, je me suis empressée de le regarder. J’ai tout simplement été convaincue par la prestation de Gaspard Ulliel mais je n’ai cessé de me demander si la version cinématographique ne zappait pas un peu trop la personnalité du jeune Hannibal avant ce terrible événement, et si le film était fidèle au livre : aux deux je réponds à présent « oui ».

J’ai démarré « HANNIBAL LES ORIGINES DU MAL » en lisant d’une traite 130 pages. Je me suis arrêtée parce qu’à 2h du mat, il était quand même tant de se coucher mais ça a été difficile car le livre est vraiment très prenant.

La description du jeune Hannibal qui est un enfant adorable, doué et plein d’amour et psychologiquement très équilibré je dirais, va nous montrer que tout peu dériver et qu’il va basculer aux antipodes de ce qu’il était.

On revit son calvaire au travers de ses bribes de cauchemars et l’on découvre peu à peu ce qu’il est advenu de Mischa, même si l’on s’en doute dès le début.

Hannibal recueilli par son oncle en France, va grandir et apprendre à s’ouvrir à nouveau dans une certaine mesure grâce à sa tante Mme Murazaki. Ces moments laissent entrevoir un peu de paix malgré des cauchemars qui perdure on l’on espère qu’Hannibal va retrouver une certaine stabilité.

Mais le jour où sa tante va se faire malmener par le boucher va faire ressurgir toute la haine qu’il avait jusqu’à présent réussi à masque un temps soit peu.

A ce stade du livre, la transformation d’Hannibal qui était jusqu’à présent latente, va démarrer à la fois en rage et en retenue, en intelligence et en perversion. Tous les prémices du futur Hannibal le Cannibale sont là, encrés et il n’arrivera plus à s’en défaire.

On s’attache énormément à ce personnage, on le comprend (du moins la haine qui l’habite), on regrette qu’il soit arrivé autant de malheurs à ce si jeune enfant qui n’avait rien de méchant ni de cruel en lui. Et paradoxalement je dirais, on a hâte qu’il commence sa vengeance et en même temps on la regrette puisqu’il va d’un côté sombrer dans la folie qu’il contrôle cependant puisqu’il est loin d’être fou et que tous ses actes sont calculés. Je pense même que si Mischa n’avait pas connu une fin aussi « culinaire », il n’aurait pas usé de Cannibalisme.

Il devient effrayant à nos yeux au même titre que ceux de Mme Murazaki qui va finir par ne voir en lui que le côté bestial. Calculateur, Intelligent, fin gourmet, très cultivé, à cheval sur la politesse (l’épisode avec le boucher le prouve) : tel est le Hannibal que l’on laisse à la fin du roman.

C’est tout naturellement que l’on a assisté à l’élaboration du Personnage Hannibal et le Cannibale et l’on voit d’un autre œil le Docteur Lecter qui va suivre dans la suite des romans.


Quelques différences avec le film

C’est l’oncle d’Hannibal qui va le faire chercher dans le château des Lecter transformé pour l’heure en orphelinat.

Un autre enfant est emprisonné avec eux dans l’abri de chasseur et l’on suppose qu’il à subi le même sort que Mischa mais bien plus tôt.

Hannibal me semble grandir plus vite dans le film que dans le livre.

Son oncle meurt en voulant mettre une bonne correction au boucher.

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2 réponses à Avis livre HANNIBAL LECTER : LES ORIGINES DU MAL – Thomas Harris

  1. Mimi du Sud dit :

    Bonjour
    Aprés avoir lu toute la triologie,
    ce dernier m’a laissé sur ma faim,un peu dommage
    et un peu déçu ,j’ai vu aussi les films qui sont passés
    au cinéma,et le dernier n’était pas au top…comme le livre…
    Bonne fin de journée,
    Mimi du Sud

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    • admin dit :

      Bonjour Mimi du Sud,
      je ne peux pas encore juger de l’intégralité de l’oeuvre car je n’ai lu que celui-ci et Hannibal… mais je viens d’acheter le silences des agneaux pour avoir une idée globale de l’histoire. Il est vrai qu’Hannibal est beaucoup plus prenant, on voit la relation avec Starling évoluer, dans ce livre là il s’agit plus d’un retour aux sources : ça aide à comprendre d’avantage le personnage mais c’est incomparable au Silence des agneaux ou Hannibal. J’ai adoré d’ailleurs les deux films correspondants, beaucoup moins dragon rouge, je ne pense d’ailleurs pas le lire.
      Bonne journée

      Aline

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